Arts & sciences

Chercheurs, artistes, auteurs sont invités à entremêler leurs approches et leurs travaux…
Le Baïkal comme déclencheur.

Au-delà de la résidence en Sibérie, c’est tout un champ d’investigation que veut ouvrir le symposium. L’enjeu ? Conjuguer exigence et rigueur scientifique avec la sensibilité, l’émotion, la beauté, la création…

Dans cet esprit, plusieurs projets sont ainsi d’ores et déjà engagés, associant des disciplines variées : la musique, la géologie, l’ethnologie et l’anthropologie, la géographie, la limnologie, la poésie, la littérature, les arts culinaires, etc.

Comment construire des ponts entre des façons de lire le monde différentes ? Comment générer du savoir nouveau et des oeuvres originales en rassemblant plutôt qu’en cloisonnant ? Comment sensibiliser un large public aux grands enjeux de notre temps ?  Le symposium et les projets associés permettront peut-être, à leur façon, de contribuer à proposer une voie… 

Les projets engagés

Merci à tous les contributeurs, artistes, chercheurs, organisations publiques ou privées qui soutiennent la démarche, pour leur ouverture d’esprit, leur générosité et leur énergie.

Musique & poésie

Création musicale originale

Baïkal, le chant du lac, dispersion, incomplétude et mélancolie…
Spectacle entremêlant musique, sons (enregistrement du lac et de la Nature) et littérature, fusionnant trois univers musicaux : l’éléctro-rock occidental, la musique slave et la musique bouriato-mongole.

Un plateau artistique inter-culturel : 4 artistes français + un artiste russe (République de Bouriatie) expérimentés, à la trajectoire éprouvée. La formation est pensée pour être agile et ouverte et anticipe la possibilité d’inviter d’autres artistes ponctuellement.

Le spectacle est destiné à être joué en France et en Russie et à faire l’objet d’un enregistrement…

Cette création aux fondations musicales sera l’occasion de traduire des textes bouriates en français, épopées et poésies racontées à l’oral de générations en générations qui rendent hommage au Baïkal et à l’esprit des lieux… Ces textes constitueront la trame du spectacle et viendront enrichir les fonds documentaires de l’INALCO.

Les artistes/chercheurs impliqués :

Clarisse Catarino (accordéon), Benoît Laur (Batterie, création sonore), Alexander Arkhincheev (chant diphonique, morin-huur), Christian Olivier (Têtes Raides), Chloé Laum (réalisation) et Charlotte Marchina, anthropologue à l’INALCO, spécialiste du monde russo-mongole et de la langue bouriate.

 


 

Limnologie & Anthropologie

Carte impressioniste du Baïkal

Fusion de données – Entrelacer les données géographiques, géologiques, etc. avec les données anthropologiques de la région du lac afin de produire une carte représentant l’esprit du lieu…

Les artistes/chercheurs impliqués :

Olivier Bousquet et Laurent Touchart, Géographes limnologues, Université d’Orléans Laboratoire CEDETE et Charlotte Marchina – INALCO


 
 

Eveil à la géographie et à la création

Une oeuvre collective

Les enfants de grande section de l’école maternelle Simone Veil à Suresnes (92) découvriront le lac Baïkal  en classe, et créeront une oeuvre collective que l’équipe exposera sur le lac Baïkal lors de l’expédition.

Un agrandissement de la photo immortalisant le moment sera offerte à l’établissement, afin que les enfants voient leur travail sur site…

Les artistes/chercheurs impliqués :

Les enfants de l’école maternelle Simone Veil à Suresnes, la Direction de l’Ecole et toute l’équipe enseignante…

Sciences
& sensible

 « Baïkal » : rift sentimental

Dans ce projet, plusieurs chercheurs sont invités à témoigner de leur découverte du Baïkal, de leur rapport au lac, de l’importance qu’il a pu avoir dans leur recherche mais aussi et surtout dans leur vie de chercheur.

L’objectif est d’ouvrir un espace d’expression original. Dans cet optique, le symposium a rédigé une « Note de dé-cadrage a l’attention des auteurs-contributeurs de culture scientifique »…

Des publications scientifiques singulières ?

Une littérature, aussi informelle que rigoureuse, dotant le discours scientifique d’une forme de sensibilité sans pour autant le corrompre. L’auteur – le chercheur –sera relié à son objet d’étude.

La subjectivité ne saurait être une erreur, ici, mais plutôt la possibilité d’une errance, créatrice de pensées inédites à la fois pertinentes et sensibles.

Au-delà du savoir, qu’un auteur n’a de cesse d’élargir et de préciser, au-delà de la maitrise de son objet de recherche, il s’agira aussi d’explorer la façon dont cet objet a transporté son auteur et comment il lui aura permis avec le temps de se saisir lui-même, de se dessiner un chemin et d’éprouver le monde.

Tel est l’espace d’expression que nous souhaitons ouvrir aux contributeurs de ce symposium singulier.

Tout regard humain porté sur le monde restant fatalement intime, le discours scientifique doit-il systématiquement s’efforcer de faire exception à la règle pour être générateur de connaissance légitime ?

Ainsi, même s’il n’est évidemment pas question de proscrire toute forme d’objectivité ou de convention, nous posons ici que c’est l’être-au-monde de l’auteur qui constituera le fondement d’une forme de connaissance inclassable. Infime trace humaine gravée dans la glace d’un lac sibérien destinée à fondre au printemps. Infime trace humaine rendue à la nature, qui tourbillonnera quelque part au fond d’un océan en devenir…

Note : Les auteurs à qui nous proposons de contribuer ont tous entretenu, dans le cadre de leur recherche, et/ou de leur parcours, à un moment ou à un autre, une relation particulière avec la Sibérie, en particulier méridionale et souvent le lac Baïkal lui-même. C’est à eux que nous demandons de raconter, afin de rendre hommage à ce territoire, à ses peuples et à travers eux à la beauté et à la diversité du monde.

Cette démarche demande au scientifique une ouverture et un décalage. Merci à tous ceux qui ont accepté de contribuer. Les publications en question feront l’objet d’une diffusion au grand public.

Les artistes/chercheurs impliqués :

En cours…


 
 
 

Mathématiques
existentielles

La conjecture « Baïkal »

Cercles, mystères, vortex…

 

Les artistes/chercheurs impliqués :

Laurent Derobert, art contemporain.


 
 
 

Géologie & Design

Baïkal, entre océans et continents

Brève histoire géologique de la Baïkalie

Publication scientifique dont les cartes, schémas, illustrations seront revisitées par un artiste plasticien. Le document sera donc à la fois académique et porteur d’une esthétique singulière.

L’Asie, c’est quatre fois et demi la surface de l’Europe, c’est quatre-vingts fois la surface de la France… C’est le continent de tous les records : c’est celui dont l’altitude moyenne est la plus élevée, 950 m, et où se trouvent le point le plus haut du globe (l’Everest, 8840 m) mais aussi le point (continental) le plus bas (le fond du lac Baïkal, -1288 m).

Quelque part au milieu de cet immense et complexe continent, le lac Baïkal (à vol d’oiseau, il est à 2100 km de la mer des Laptev au Nord, à 1800 km de la mer d’Okhotsk à l’Est, à 2000 km du Tibet au Sud-Ouest), le lac des records, dit-on (L. Touchart). Malgré ses dimensions impressionnantes (636 km de long, 24 à 79 km de large), il est minuscule à l’échelle du continent asiatique.

Son emplacement serait-il le fait du hasard où nous apprend-il quelque chose de la géologie de ce continent ? Il semble bien que le hasard n’y soit pour rien. En effet, la région du lac Baïkal, la Baïkalie, porte les traces d’une histoire géologique longue de 3,5 Milliards d’années, histoire inachevée à ce jour : le lac est situé sur une zone fragile de l’écorce terrestre, où se sont superposés dans le temps et dans l’espace des événements et des structures constituant autant d’étapes de cette histoire, le rift du Baïkal qui aujourd’hui abrite le lac en représentant l’étape la plus récente, qui n’est certainement pas la dernière…

Les artistes/chercheurs impliqués :

Bernard Laumonier, Géologue, Ecole des Mines – Nancy et un designer / artiste.


 

Cinéma
Documentaire
de création

Baïkal, vertige d’un lieu

Afin de faire partager au plus grand nombre l’expédition en Sibérie, les mini-conférences, les échanges entre scientifiques et artistes, les rencontres avec la population sur place, les débats et les réflexions, une équipe de tournage immortalisera la Résidence sur les rives du lac afin de pouvoir (re)transmettre.

 

Les artistes/chercheurs impliqués :

Chloé Laumonier (Réalisation), avec Laurent Derobert, Clarisse Catarino, Benoît Laur, Jean-Claude Altmayer, Alexander Arkhincheev, Christian Olivier, Dove Allouche, Charlotte Marchina, Olivier Bousquet…